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COMMENT SE MANIFESTE L’HOMOPHOBIE À L’ÉCOLE

COMMENT SE MANIFESTE L’HOMOPHOBIE À L’ÉCOLE

TÉMOIGNAGES

Chaque année, l’association SOS Homophobies publie un rapport sur les différentes manifestations des LGBTphobies dans l’ensemble de la société. Ce document fait le constat que dans le milieu de l’enseignement scolaire et de l’enseignement supérieur, l’homophobie et la transphobie se manifestent principalement sous la forme de rejet, d’insultes et de harcèlement. Quelques témoignages reçus par l’association…

Qu’est-ce que l’homophobie ?

Le terme « homophobie » est relativement récent : utilisé pour la première fois en 1971 aux Etats-Unis, il apparait dans les dictionnaires de langue française à la fin des années 1990. Il est construit à partir de « homo », abréviation de « homosexuel », et de « phobie », la crainte. Aujourd’hui régulièrement utilisé, il désigne dans une première acception « le rejet de l’homosexualité, l’hostilité systématique à l’égard des homosexuels ». Force est de constater que les actes et notamment les injures à caractère homophobe, par exemple dans le contexte scolaire, visent les homosexuels mais aussi tout individu qui, par son attitude, sa façon de s’habiller, son comportement, se démarque de la « norme » assignée aux filles ou aux garçons. Ainsi, selon Daniel Borrillo et Caroline Mecary (in « L’homophobie » avril 2019), l’homophobie est une forme spécifique du sexisme : « les homosexuels ne sont plus les seules victimes de la violence homophobe, mais celle-ci vise également tous ceux qui n’adhèrent pas à l’ordre classique des genres : travestis, transgenres, bisexuels, femmes hétérosexuelles avec une forte personnalité, hommes hétérosexuels délicats ou manifestant une grande sensibilité ».

Homophobie et transphobie punies par la loi

A l’école, du fait de leur orientation ou de leur identité sexuelles, des élèves ou des adultes peuvent être victimes d’actes à caractère discriminatoire et de violences qui tombent sous le coup
de la loi

  • Les discriminations homophobes et transphobes constituent un délit passible de sanctions pénales (article L225-1 du code pénal), au même titre que celles fondées sur le handicap,
    l’apparence physique ou encore les opinions politiques et religieuses
  • Les violences verbales sévèrement sanctionnées : l’injure est punie de 12 000 € d’amende lorsqu’elle est proférée par des discours, cris ou menaces dans des lieux publics,
    mais aussi lorsqu’elle est diffusée par écrit, dessin ou image. Si le caractère homophobe ou transphobe est retenu, la peine encourue est portée à six mois d’emprisonnement et 22 500 €
    d’amende. En cas de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, la peine encourue est d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. Par ailleurs, la répression des provocations, diffamations et injures non publiques à caractère raciste, sexiste, homophobe ou encore transphobe a été renforcée par un décret du 3 août 2017 : les personnes poursuivies pour de tels faits encourent une amende d’un maximum de 1500 €.
  • Le mobile LGBTphobe comme circonstance aggravante : Depuis la loi n° 2017-87 du 27 janvier 2017, l’article 132-77 du code pénal prévoit un dispositif général aggravant les peines
    applicables aux infractions pénales commises avec un mobile homophobe ou transphobe, que la victime soit ou non lesbienne, gay, bi ou trans. Les mineurs ne peuvent pas être jugés devant les juridictions pénales ordinaires, mais ils peuvent avoir à répondre de leurs actes devant le juge des enfants, le tribunal pour enfants ou la cour d’assises des mineurs.

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