J’AI HORREUR DES FAUTES D’ORTHOGRAPHE

J’AI HORREUR DES FAUTES D’ORTHOGRAPHE

Une erreur dans un mot, une coquille dans un texte, et ils se crispent… Certains ne supportent pas de faire des fautes d’orthographe ou d’en lire. Simple caprice de bon élève ou véritable anxiété ? Comment apprendre à surmonter cette étrange « phobie » ?

 « J’ai tellement peur de faire des fautes que j’écris le strict minimum, raconte Anne, 30 ans. Jamais de texto ni de commentaire sur Facebook, bien sûr, puisqu’il n’y a pas de correction automatique. Et je peux me relire dix fois avant d’envoyer une note de deux lignes. Ça manque de spontanéité… » Certes, mais pas de prudence, sachant qu’un e-mail peut être transféré à l’infini, erreurs orthographiques comprises.

Je suis perfectionniste

Comme le souligne le psychiatre et psychothérapeute Frédéric Fanget, combiné à la rapidité de circulation de l’information, « le perfectionnisme, si fort dans nos sociétés, peut devenir très inhibant ». Une exigence de performance inculquée dès les premières années d’école, où nous apprenons la compétition… en même temps que l’orthographe. Et que certains adultes vivent encore comme un carcan. Cette « tolérance zéro » à l’égard des coquilles, ce refus d’être, d’une certaine façon, pris en « faute » dénote, selon le psychanalyste Saverio Tomasella, « un surmoi féroce, un tribunal intime qui ne tolère aucun écart avec la règle ». Souvent éduquées par des parents sévères, attachées à l’apparence et au respect des conventions sociales – dont l’orthographe fait partie –, ces personnes ont intégré des standards élevés… sans jamais les remettre en question. « Soit qu’elles aient été grondées dès qu’elles osaient s’en émanciper, ajoute Frédéric Fanget. Soit qu’on ne leur ait pas appris à avoir confiance en elles et à être solides malgré leurs erreurs. »

J’ai peur d’être rejeté

Maîtriser l’orthographe est un signe d’appartenance à la communauté des lettrés, d’éducation, de réussite. Un enjeu majeur, donc, pour ceux qui ont besoin de se sentir reconnus par le groupe, intégrés ou simplement aimés. Mariana, 36 ans : « J’ai des sueurs froides à l’idée d’avoir fait une faute dans un dossier et que l’on se dise “Mais elle est bête, en fait”. »

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