LES FAIBLES NIVEAUX D’ÉDUCATION DES JEUNES EN EUROPE

LES FAIBLES NIVEAUX D’ÉDUCATION DES JEUNES EN EUROPE

Un jeune sur dix possède un faible niveau de formation en Europe. 18 % d’Espagnols sont dans ce cas, contre à peine 5 % des jeunes Suisses.

Près de 11 % des Européens âgés de 18 à 24 ans ont quitté l’école prématurément, avec un niveau équivalent au collège français [1], selon les données 2017 d’Eurostat. Au sein de l’Europe, les disparités sont grandes. 18,3 % des jeunes sont dans ce cas en Espagne. Vient tout de suite après, dans les mêmes proportions, la Roumanie, ensuite l’Italie avec un taux de 14 % et le Portugal (12,6 %). À l’opposé, la Suisse (4,5 %), la Pologne (5,0 %), l’Irlande (5,0 %), la Grèce (6,0 %) et la République tchèque (6,7 %) notamment laissent peu de jeunes au bord de la route, sans formation. La France se situe en-dessous de la moyenne européenne avec 8,9 % de jeunes qui ont un bas niveau de formation.

Dans toute l’Europe, la part des 18-24 ans sortant de l’école prématurément a diminué en dix ans (de 14,9 % en 2007 à 10,6 % en 2017). Dans ce domaine, on assiste à une nette convergence entre les pays. Le Portugal reste l’un des pays où la part de jeunes sortants précoces reste élevée, mais c’est aussi le pays qui a connu la plus forte baisse sur la période (- 23,9 points de pourcentage). Son taux est passé de 36,5 % en 2007 à 12,6 % en 2017. 24 points séparaient le Portugal et la France en 2007, contre quatre points dix ans plus tard. C’est une évolution très profonde pour ce pays. De son côté, la France – qui, il est vrai, partait d’un taux déjà bas – a connu une baisse de 3,9 points de sa part de jeunes au bas niveau de formation (12,8 % en 2007, contre 8,9 % en 2017). La Hongrie et la Roumanie ont connu entre 2007 et 2017 une stagnation, voire une légère hausse de leur proportion de jeunes au faible niveau de formation, déjà plus élevée que la moyenne européenne. La Pologne et la République tchèque sont également dans cette situation mais avec des niveaux beaucoup plus bas de jeunes sans qualification.

En dépit des crises et du niveau du chômage, la formation de la future main-d’œuvre européenne progresse et les écarts se réduisent dans ce domaine entre les pays d’Europe. Cela ne veut pas dire que les difficultés sociales des jeunes diminuent : faute d’emploi, bon nombre d’entre eux, même avec des diplômes, peinent à s’insérer dans l’univers professionnel, et ce, dans tous les pays.

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